17 décembre 2009
Des fois, faudrait qu'on m'explique.
Faudrait qu'on m'explique pourquoi de façon viscérale je dois toujours tout effacer, et tout recommencer ? Encore que là il y a du progrès, je n'ai effacé que la partie personnelle du blog, ne conservant peu ou prou que les articles relatifs au cinéma.
Je crois que des fois j'en ai marre de raconter ma vie sur Internet. D'avoir besoin d'écrire sur un lieu entre le public et le privé pour me sentir mieux.
Bref, peu importe; si je reviens c'est pour rouspéter : car c'est ce que je fais de mieux dans la vie, d'ailleurs je suis diplômée es. ronchonnage (tout de suite, ça en jette).
Quel est l'objet de ma stupéfaction ? Certainement pas la neige qui est tombée pendant la nuit, bien que je me demande si j'irai à l'auto-école demain (parce que c'est 3/4 d'heure aller-retour à pied que je me tape, et dans le froid, ça me fout les glandes).
Non, ce qui me stupéfait, c'est le Pôle Emploi.
Récapitulons :
- Tu t'inscris sur le site du Pôle Emploi
- Tu as un formulaire qu'on te demande d'imprimer, une fois rempli
- Tu l'imprimes
- Deux à trois jours plus tard, tu reçois un courrier de type plaquette* avec ledit formulaire à remplir, et foule infos sur comment ça fonctionne le Pôle Emploi, tes droits, tes obligations...
- Le lendemain, tu reçois dans deux plis séparés : une lettre qui t'annonce que tu n'as pas le droit à des allocations ton dossier ne correspondant pas aux critères en vigueur pour, et une lettre qui te donne ton code d'accès personnel à l'espace Pôle Emploi par téléphone
- Quelques jours plus tard tu reçois un courrier qui t'annonce que tu n'as pas présenté de justificatif d'immatriculation à la sécurité sociale et que donc tes droits ne seront pas ouverts tant que ce ne sera pas fait
- Enfin, tu reçois un courrier dans lequel est contenue ta carte de demandeur d'emploi
En moins d'une semaine, j'ai reçu 5 courriers différents du Pôle Emploi, dont deux le même jour. Alors j'ai beau imaginer que tout est automatisé, je ne peux m'empêcher :
- De penser au gaspillage de papier que ça engendre tous ces courriers qu'on aurait pu joindre en un seul (pour les enveloppes du moins)
- De penser au manque de jugeotte qui se cache derrière cette automatisation
- De penser au caractère vexatoire (bien qu'impersonnel) de recevoir des courriers te refusant un droit aux aides alors même que tu n'en as sollicité aucune, et qui de façon paradoxale soulignent le fait que pour le versement de ces mêmes aides auxquelles tu n'as pas le droit (dixit le premier courrier) il fallait montrer ta carte vitale, mais comme tu l'as pas fait ben faudra attendre pour qu'elles soient versées.
- Tout ça AVANT même le premier rendez-vous au Pôle Emploi
Je ne suis pas voyante, mais j'ai le sentiment que demain je vais bien rigoler (mais osef, j'ai ma carte de demandeur d'emploi, autant dire le sésame pour montrer patte blanche à la sécu pour finaliser mon changement de situation).
* Si toi aussi t'as eu l'insigne privilège de devoir passer par le Pôle Emploi, tu as peut-être eu leur plaquette. Et si en plus t'as la télé chez toi t'as peut-être vu la publicité pour l'Armée de Terre. C'est moi où c'est le même gars qui figure dans les deux ?
Le spot TV 2008 :
Et la version papier façon Pôle Emploi :

Alors, moi je veux bien qu'il figure dans les deux (après tout, il est pas dégueu' physiquement), mais quand même, on pourrait éviter de nous vendre les mérites de l'Armée de Terre, si c'est pour retrouver le même gars au Pôle Emploi par la suite (moi j'dis ça, j'dis rien).
11 décembre 2009
Un peu d'aide pour une amie de Smellycat.
D'ordinaire je n'aime pas trop lire/faire des billets orientés dans un soutien d'un individu (groupe d'individu), parce que c'est trop connoté et qu'on ne connait pas tous les tenants et aboutissants : en somme, j'ai peur que mon affect engage des actes un peu idiots de soutiens finalement pas justifiés.
Mais là, c'est différent, car il s'agit non pas d'une chaîne de soutien de quelconque sorte dont on ne connait ni l'expéditeur ni les personnes concernées, ce n'est pas non plus un appel à l'aide du genre "j'ai perdu mon raton laveur, s'il vous plait, faites circuler cette pétition", mais un appel au soutien émanant d'une bloggueuse que je lis moins maintenant (faut écrire des billets aussi !), mais dont j'apprécie beaucoup le blog. Smellycat a donc fait passer un message il y a quelques semaines maintenant, à propos d'une personne de son entourage, Sabine BRUTO, dont les enfants sont séquestrés par leur père, en Tunisie, suite à sa demande de divorce, en France.
Alors vu le contexte actuel d'islamophobie et tout le tatouin, il est à mon avis délicat de faire passer ce genre de message sans qu'il paraisse connoté, mais seulement, je défends le droit des enfants à voir chacun de leur parent (tant que l'un des deux n'est pas frappé d'une quelconque interdiction eu égard à son comportement envers eux: on pourrait approfondir, mais chuis pas ici pour vous faire un cours de Droit).
Alexandre et Adam sont ainsi retenus chez leur père, en Tunisie, depuis août maintenant (leur mère les avait confiés pour les vacances au papa de juin jusqu'en août, mois durant lequel elle n'a pas pu les récupérer).
Une audience en référé a été ouverte le premier décembre suite à cela, mais pour le moment on n'en sait pas plus (en tout cas, je n'ai rien trouvé sur le net à ce propos, mais vous pouvez trouver plusieurs articles à propos de ce cas sur des sites comme celui d'un membre du Parti Socialiste, ou sur le Post etc).
Une pétition peut être signée, mais le lien ne semble pas fonctionner (chez moi du moins, donc je ne peux pas même vous le mettre).
Vous pouvez toujours lire son témoignage ici, ou l'article du journal Le Post, là.
Après chacun en fait ce qu'il veut, pour les raisons qu'il veut, pour ma part, les miennes sont motivées par l'envie de montrer un soutien à la personne que connait Smellycat, et qui a besoin qu'on l'aide moralement, à défaut pour les petites mains de l'ombre, de pouvoir l'aider légalement.
10 décembre 2009
Double tag de la mort qui tue (rien que ça) !
Comme je suis une rigolote je ne peux m'empêcher de vous faire profiter de la musique qui va bien avec le titre*, tiens !
Tagguée d'une part par Kristus, et l'ayant vu légèrement adapté sur le blog de PetitBobun , je me lance :
Sept choses que j'aime faire :
- Embêter V. (parce qu'après on rigole comme des gamins, ah ah ah)
- Embêter mes chats (pas ma faute s'ils ressemblent à des peluches)
- Bouquiner (et encore plus :attendre le moment où je vais pouvoir bouquiner, emmitouflée dans la couverture sur le canapé, ou au chaud sous la couette)
- Observer ce qui m'entoure (les personnes, l'environnement...J'ai toujours le regard mobile, d'ailleurs ça me déconcentre relativement souvent, surtout au restaurant)
- Alterner les week-end paresse et les week-end sorties (voire combiner les deux, comme le week-dernier)
- Aller au cinéma, et de plus en plus : m'y rendre seule
- Jouer à Heroes Of Might And Magic III **
Sept choses que j'aimerais faire :
- Voyager un peu partout en Europe (prioritairement en Angleterre, Ecosse, Bavière, Luxembourg...Et puis après l'Espagne pour faire plaisir à V. et aussi l'Italie pour mourir moins bête)
- Ne pas compter à la dépense
- Pouvoir rentrer sur Lyon un poil de hulk plus souvent (parce que bon, tous les trois mois, ça commence à faire long pour revoir famille et amis)
- Réussir la conduite le plus vite possible
- Réussir à me motiver pour faire du sport ('fin de l'entretien quoi)
- Me remettre à être créative (dessiner, photographier, écrire...)
- Et un rêve aussi : être bilingue français/anglais (voire même polyglotte mais bon là, on y est pas encore...Mais ah que j'adore les langues étrangères...)
* Oui, j'ai regardé non pas UN film de Bruce Lee, mais DEUX films de Bruce Lee. Même qu'en fait ce n'est pas si mal, mais ne le répétez pas trop fort, sinon il viendrait à l'idée de V. de m'en faire regarder d'autres. Promis, la musique ne restera pas trop longtemps sur le blog !
** Là encore, une musique.
08 décembre 2009
Roule, ma poule !
Or donc, il n'aura échappé à personne que j'ai réussi mon code, et que son corollaire est la conduite. Afin d'estimer mes (in)capacités, j'ai eu une première heure d'évaluation, et je pars donc sur une base d'entre 30 et 40h de conduite. Ca me paraît pas si mal, je m'attendais à pire !
Depuis, j'ai eu deux vraies leçons et les constats sont :
1) J'adore prendre ces leçons.
2) La coordination pieds-mains n'est pas innée du tout chez moi.
3) Je m'en tire quand même mieux que ce que j'espérais.
Le hic c'est que lorsque je commets une boulette, immédiatement je me raidis, et c'est parti pour trois autres d'affilée : je fais preuve d'une absence de self-controle hors norme. En somme je conduis comme je suis : abruptement, sans grâce aucune. Pareillement, je me donne l'impression d'être une Nicolas Sarkozy en puissance, lorsque je constate le nombre de fois que je tique à remonter mon épaule, histoire de la détendre un peu (enfin, plutôt de me détendre intérieurement, lorsque je sens que je commence à me raidir, ou à prendre peur : la vitesse et moi, ça fait deux).
Pour le moment, aucune mort suspecte de piéton n'est à déclarer, par contre il se pourrait bien que je me fasse sérieusement engueuler la prochaine fois que je freine d'un coup sec, alors qu'une voiture me colle au cul (ou pire, un camion, comme ce fut le cas aujourd'hui) : manquerait plus que je fasse emboutir la voiture de l'auto-école !
07 décembre 2009
L'imaginarium du Docteur Parnassus.
Beaucoup moins d'humour pour ce billet ciné que pour le précédent (The Twilight Saga, New Moon), mais beaucoup plus de sensibilité, à l'image du film de Terry Gilliam.
L'imaginarium du Docteur Parnassus est le premier film que je vois du réalisateur, parce que j'ai douté de mon choix à la F*ac you very much lorsque j'ai voulu prendre Tideland. C'est donc partie remise, mais là n'est pas le sujet.
L'histoire est la suivante : il y a plus de mille ans, le Docteur Parnassus fait une rencontre avec Mr Nick (aka le Diable). Cette rencontre sera déterminante : Mr Nick promet l'immortalité au Docteur Parnassus; en échange, ce dernier donnera au Diable tout enfant qu'il aura, quand celui-ci atteindra l'âge de seize ans. Le Docteur Parnassus traverse les âges, et devient père d'une fille, Valentina, à qui il tient comme à la prunelle de ses yeux. Londres, aujourd'hui : Valentina va bientôt fêter ces seize ans, et Mr Nick vient réclamer son dû, à moins que ce mystérieux pendu que l'équipe du Docteur Parnassus décroche d'un pont ne change la donne ?
L'imaginarium du Docteur Parnassus est une plongée dans le monde de l'imaginaire et des histoires: on ne s'attendait pas à moins, vu le titre (au demeurant tout à fait délicieux). J'ai lu ça et là qu'il y avait des références faustiennes tout du long, et je veux bien le croire, cependant pour ne pas avoir lu l'oeuvre (qui prend la poussière depuis des années dans ma bibliothèque), je ne saurais pas dire.
Ce que j'en vois en revanche, c'est que le film ne se contente pas de faire appel à l'imaginaire, mais met en scène également l'éveil amoureux (Anton qui aime Valentina, Valentina qui badine...), et aussi l'idée de l'émancipation (Valentina, presque enchaînée à son père), de l'acceptation du changement (le Docteur Parnassus, qui ne vit qu'à travers ce qu'il connait), de la rédemption. Le tout est assez confus dans la construction scénaristique (qui est le seul bémol que je mettrais au film), mais suffisamment enthousiasmant pour nous tenir en haleine tout le long du film.
Les musiques sont parfaites, les décors oniriques pour l'Imaginarium et intéressants pour le côté "en marge" de la troupe de l'Imaginarium (qui vit dans une caravane faite de bric et de broc, qui sert aussi de scène de spectacle, et qui hors des représentations est stationnée dans des zones en friche de la ville). Un véritable univers est créé, qui donne envie de s'évader tant dans la vie rêvée de l'Imaginarium (la fuite de Tony Shepard), que dans la réalité marginale de la troupe (mais pas toujours facile, gare aux finances !).
Quant aux acteurs, à mon avis il y a une surenchère avec l'emploi des Depp-Law-Farrell, mais je dois reconnaître qu'aussi brève soit leur apparition à chacun (encore que Colin Farrell possède plusieurs scènes), tous jouent à la perfection leur rôle. Le décès de Heath Ledger au cours du tournage a obligé Terry Gilliam a modifier son film, mais l'intégration des trois autres acteurs le remplaçant est tout à fait bien amenée par rapport à l'intrigue (le jeu du "qui se cache derrière le masque ?"). On ne peut s'empêcher de regarder la prestation de Heath Ledger de façon connotée : tout d'abord parce qu'il m'a époustouflée en Joker dans Batman The Dark Knight et qu'il m'a été difficile de le voir autrement, et ensuite car son décès confère une aura particulière à cette oeuvre. Au-delà de ça, sa prestation est très dans le ton du film, nickel, et c'est regrettable de savoir qu'il ne jouera plus. Les autres acteurs principaux qui sont Christopher Plummer (Docteur Parnassus), Andrew Garfield (Anton), Verne Troyer (Percy) et Tom Waits (Mr Nick) sont tout aussi impressionnantes. Lily Cole aussi, a sa façon, jouait bien, mais demeurait quand même un léger cran en dessous des autres. En revanche, sa beauté tout à fait particulière la rendait idéale pour le rôle de Valentina. Généralement, à l'issue d'un film, je ressors convaincue par plusieurs jeux d'acteurs, ou aucun, mais rarement, très rarement par l'ensemble du casting. En l'occurrence, L'imaginarium du Docteur Parnassus possède une belle brochette de talents, des plus prometteurs (Andrew Garfield), au plus confirmé (Christopher Plummer).
Enfin, juste histoire de chipoter, quelques trucs m'ont ennuyée, mais c'est tellement anecdotique, que ça ne vaut pas même la peine d'en parler. De la même façon, je ne pense pas avoir tout compris du film (pourtant visionné deux fois), mais je ne tiens pas à en comprendre plus que l'évasion qu'il m'a procuré.
J'en profite pour ajouter que quatre des musiques du film peuvent être écoutées sur cette page. Enjoy !

